Gustave Courbet en Suisse (1873-1877)

Courbet et la Suisse
Courbet et la Suisse

Mystère élucidé d’un tableau de Gustave Courbet.

 

Biographie de Gustave Courbet

 

Dans les innombrables écrits sur Gustave Courbet, les biographes n’ont pas su retrouver les traces précises du début de son exil en 1873. L’artiste s’est si bien caché à Saillon en Suisse, que de nombreuses toiles datant de cette période ont été mal identifiées, faussement localisées et  datées par les experts de l’artiste d’Ornans. La plus célèbre d’entre elles, la Caverne des Géants de Saillon  a donné bien du fil à retordre à une multitude d’essais et de critiques. C’est sur ce sujet passionnant que  les premières pages de ce blog sont consacrées.

 

 

 

Courbet est un peintre citoyen du monde, mais pas français. La France l’a abandonné ! La Suisse l’a accueilli. Il n’a jamais été correctement réhabilité ! Vive Courbet, citoyen du monde !

 

 

 

 

Sources : WIKI

 

Gustave Courbet, né le à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste. Il est principalement connu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l’académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans(1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains. Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l’un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d’avoir fait renverser la colonne Vendôme, il est condamné à la faire relever à ses propres frais.

 

Réfugié d’abord à Saillon en Suisse en 1873, il meurt avant d’avoir commencé à rembourser les frais de la Colonne Vendôme.

Biographie

Gustave Courbet est issu d’une famille aisée de propriétaires terriens, son père Régis Courbet possède une ferme et des terres au village de Flagey où il élève des bovins et pratique l’agriculture. Gustave naît le 10 juin 1819 à Ornans dans le Doubs, sa mère Sylvie Oudot donne par ailleurs naissance à quatre filles1. À l’âge de douze ans, Gustave l’aîné entre au petit séminaire d’Ornans où il reçoit un premier enseignement artistique avec un professeur de dessin, disciple de la peinture préromantique d’Antoine-Jean Gros. Ensuite, il entre au Collège Royal de Besançon où, dans la classe des beaux-arts, il suit des cours de dessin dans la classe de Charles-Antoine Flajoulot (1774-1840), un ancien élève de Jacques-Louis David. À cette époque, Charles-Antoine Flajoulot était également le directeur de l’École des Beaux-Arts de Besançon2. Après des études considérées comme médiocres et qu’il abandonne, il part pour Paris vers la fin de 1839. Logé par son cousin Jules Oudot, il suit des études de droit et parallèlement fréquente l’atelier du peintre Charles de Steuben. Son ami d’enfance Adolphe Marlet l’introduit à l’atelier de Nicolas-Auguste Hesse un peintre d’histoire qui l’encourage dans la voie artistique3. Courbet se rend aussi au musée du Louvre pour y étudier les maîtres, en particulier les peintres de l’école espagnole du xviie siècle Diego Vélasquez, Francisco de Zurbarán et José de Ribera. Il est admiratif du clair-obscur hollandais, de la sensualité vénitienne et du réalisme espagnol. Courbet est un œil, il a un sens unique de l’alchimie visuelle. Il est aussi influencé par les œuvres de Géricault dont il copie une tête de cheval4.

Début de carrière

Le 21 juin 1840, Gustave Courbet est réformé du service militaire. Il s’installe au Quartier latin et occupe son premier atelier rue de la Harpe. Il fréquente l’Académie de Charles Suisse, à l’angle du boulevard du Palais et du quai des Orfèvres, mais abandonne rapidement, jugeant les œuvres copiées, sans intérêt. Il décide alors de se former lui-même en dessinant et copiant des maîtres du passé tel que Diego Vélasquez ou bien Rembrandt. En 1842, il peint un premier autoportrait dit Autoportrait au chien noir (œuvre exposée au Salon de 1844), le chien étant un épagneul qu’il a acquis la même année. D’autres autoportraits suivent, où il se représente en homme blessé ou en homme à la pipe. En 1845, il propose plusieurs toiles pour le Salon, le jury choisit de faire exposer le Guitarrero. Il a une relation avec Virginie Binet dont il a un enfant qu’il ne reconnaît pas. À cette époque il fréquente la brasserie Andler, 28 rue Hautefeuille, où s’élaboraient les grandes théories et que Champfleury appelait le temple du réalisme. Il y rencontre la bohème parisienne. Courbet est au cœur de l’effervescence artistique et politique. Il se lie avec des artistes qui veulent proposer une alternative à l’antagonisme romantisme-académique (tels que Charles Baudelaire, Hector Berlioz… dont il a fait les portraits). Sous l’impulsion de Champfleury, Courbet jette les bases de son propre style, le réalisme. Il veut s’inspirer des idéaux de la bohème. Champfleury rédige pour le peintre la liste de ses œuvres pour le Salon de 1849. En août 1849, il fait un voyage en Hollande où il découvre les peintures de Frans Hals et Rembrandt5.

Ornans, les chefs-d’oeuvre

En 1849, Courbet revient à Ornans où son père Régis lui a aménagé un atelier de fortune dans le grenier de la maison familiale de ses grands-parents (Bien qu’exigu et de modestes dimensions, il y composera pourtant certaines de ses œuvres les plus monumentales). Ce retour aux sources, dans son « pays » natal, va changer sa manière de peindre : il abandonne le style romantique de ses premiers autoportraits et de sa Nuit de Walpurgis. Inspiré par son terroir, il crée un style qu’il qualifie lui-même de réalisme. Sa première œuvre de cette période est Une après-dinée à Ornans tableau exposé au salon de 1849 qui lui vaut une médaille de seconde classe, et qui est remarqué par Ingreset Delacroix. Cette médaille le dispense de l’approbation du jury. Il va s’en servir pour ébranler les codes académiques. Ses paysages, dominés par l’identité de retrait et de solitude, ont une signification quasi autobiographique. En 1850, il peint Les Paysans de Flagey revenant de la foire, exposé au musée de Besançon. L’œuvre fera scandale.

Il peint Un enterrement à Ornans, tableau ambitieux dont le grand format (315 x 668 cm) est habituellement destiné aux tableaux d’histoire, qui représente un enterrement où figurent plusieurs notables d’Ornans et les membres de sa famille. Au salon de 1850-1851 lors de son exposition le tableau fait scandale auprès de la critique de même que ses Casseurs de pierres salué comme la première œuvre socialiste par Proudhon. En 1852, il décide de se mettre à de grandes compositions de nus en vue de son prochain salon. Après avoir réformé le paysage, les scènes de genre, le portrait, il « s’attaque » là à l’un des derniers bastions de l’académisme esthétique du temps. Les Baigneuses de 1853 a créé beaucoup de controverse, on voit deux femmes, dont une nue avec un linge qui la drape à peine alors qu’elle ne représente plus une figure mythologique idéalisée6. La critique de l’époque s’empare de cette toile de façon très virulente7 : Courbet a réussi à obtenir ainsi un succès de scandale8. Les portraits féminins de Courbet ont une trace de sensualité (Jo, La belle Irlandaise maîtresse de Courbet, La Belle Espagnole de 1855, La Mère Grégoire… Tous ces tableaux sont chargés d’exotisme qui célèbre le charme féminin). La Source est l’un des derniers nus de Courbet, fait en 1868. L’Origine du mondede 1866 a un drapé académique, classique et néo-classique. En 1853, Courbet fait la rencontre déterminante d’Alfred Bruyas (1821-1876), un collectionneur montpelliérain qui lui achète Les Baigneuses et La Fileuse. En 1854, Courbet saisit l’âpre beauté des paysages du Languedoc. En 1855, avec une série d’ambitieux tableaux, Courbet se montre sensible aux traditions (portraits, nature morte) mais aussi aux avancées des jeunes générations (Manet en tête). Il expérimente une carrière de portraitiste mondain, et apprend à s’adapter à la psychologie comme aux exigences de ses modèles, mais Courbet reste maître et inventeur de ses peintures. La série des natures mortes est réalisée en 1862, lorsqu’il séjourne en Saintonge à l’invitation du mécène éclairé Étienne Baudry. Courbet comprend l’importance de ce thème, qui ouvre la voie aux compositions impressionnistes. En 1859, il découvre les côtes normandes : paysages puissants et tourmentés. Le 6 mars 1860, il achète à Ornans l’ancienne fonderie Bastide, bâtiment dans lequel il aménage sa maison et un grand atelier, restant dans ce lieu jusqu’à son exil en 1873 en Suisse9. En 1862-1863, il séjourne à Saintes et participe, avec Jean-Baptiste Corot, Louis-Augustin Auguin et Hippolyte Pradelles à un atelier de plein air baptisé « groupe du Port-Berteau » d’après le nom du site des bords de la Charente (dans la commune de Bussac-sur-Charente) adopté pour leurs séances communes de peinture. Une exposition collective réunissant 170 œuvres est présentée au public le 15 janvier 1863 à l’Hôtel de Ville de Saintes10. Il peint à Saintes Le retour de la conférence qui fera scandale et sera refusé au Salon.

La Commune et la colonne Vendôme

Autoportrait à Sainte-Pélagie (1872), Ornans, musée Courbet.

Eugène Atget, Prison Sainte-Pélagie, façade sur rue (1898)11.

L’hydropisie croissante dont souffre Courbet, accentuant son obésité, est propice à la caricature, comme celle ici de Léonce Petit en 186712.

Ses idées républicaines et socialistes lui font refuser la Légion d’honneur, proposée par Napoléon III, dans une lettre adressée le , au ministre des lettres, sciences et beaux-arts, Maurice Richard13. Après la proclamation de la République le , il est nommé président de la commission des musées et délégué aux Beaux-Arts ainsi que président de l’éphémère Fédération des Artistes. Ami de Proudhon et proche de la Fédération jurassienne de Bakounine, il prend une part active à la Commune de Paris14. Aux élections complémentaires du , il est élu au Conseil de la Commune par le VIe arrondissement et délégué aux Beaux-Arts14. Le , il est élu président de la Fédération des artistes. Il fait alors blinder toutes les fenêtres du Louvrepour en protéger les œuvres d’art, mais aussi l’Arc de triomphe et la Fontaine des Innocents. Il prend des mesures semblables à la manufacture des Gobelins, à celle de Sèvres et fait même protéger la collection de Thiers14. Il siège à la commission de l’enseignement et, avec Jules Vallès, vote contre la création du Comité de Salut public, il signe le manifeste de la minorité. Il propose au Gouvernement de la Défense nationale le déplacement de la Colonne Vendôme, qui évoque les guerres napoléoniennes, aux Invalides. La Commune décide, le , d’abattre et non de déboulonner la colonne Vendôme. Courbet en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Celle-ci avait été prévue pour le , jour anniversaire de la mort de Napoléon, mais la situation militaire avait empêché de tenir ce délai. Plusieurs fois repoussée, la cérémonie aura lieu le , la colonne est abattue, non sans difficultés, à 17 h 30, sous les acclamations des parisiens15. Courbet démissionne de ses fonctions en , protestant contre l’exécution par les Communards de Gustave Chaudey, qui, en tant que maire-adjoint, avait fait tirer sur la foule le 22 janvier 1871. Après la Semaine sanglante il est arrêté le et le 3econseil de guerre le condamne à six mois de prison — qu’il purgera à Versailles, à Sainte-Pélagie — et à 500 francs d’amende, auxquels s’ajoutent 6 850 francs de frais de procédure. Comme il est malade, il est transféré le 30 décembre 1871 dans une clinique de Neuilly où il reste jusqu’en avril 187216. Son engagement dans la Commune lui valut de la part de nombreux écrivains une hargne d’une violence inouïe ; ainsi, Alexandre Dumas fils osa écrire à son propos : « De quel accouplement fabuleux d’une limace et d’un paon, de quelles antithèses génésiaques, de quel suintement sébacé peut avoir été générée cette chose qu’on appelle Gustave Courbet ? Sous quelle cloche, à l’aide de quel fumier, par suite de quelle mixture de vin, de bière, de mucus corrosif et d’œdème flatulent a pu pousser cette courge sonore et poilue, ce ventre esthétique, incarnation du Moi imbécile et impuissant »17. De retour à Ornans, la demande de tableaux était tellement importante depuis 1872 que Courbet ne pouvait suivre et s’était assuré la collaboration d’« aides » qui préparaient ses paysages. Il ne faisait aucun mystère de ce mode de production. On sait, en outre, que Courbet n’hésitait pas à signer de temps à autre un tableau peint par l’un ou l’autre de ses collaborateurs18. Mais en , le nouveau président de la République, le maréchal de Mac-Mahon, décide de faire reconstruire la colonne Vendôme aux frais de Courbet (soit 323 091,68 francs selon le devis établi). La loi sur le rétablissement de la colonne Vendôme aux frais de Courbet est votée le 30 mai 187319. Il est acculé à la ruine après la chute de la Commune, ses biens mis sous séquestre, ses toiles confisquées. « Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s’y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. […] J’ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l’homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre »20

L’exil en Suisse (1873-1877)

Craignant un nouvel emprisonnement à la suite de l’affaire de la colonne VendômeCourbet passe clandestinement la frontière aux Verrières le 23 juillet 1873. Il s’installe dans la plus grande clandestinité dans le petit village de Saillon dans le canton du Valais où il passera la fin de l’été à l’abri des curieux. C’est dans cette maison que Courbet a passé tout l’été et le début de l’automne 1873 à l’abris des curieux.

Clip1

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Clip2

 

Courbet se rend compte que c’est sur la Riviera lémanique, grâce aux nombreux étrangers qui y séjournent, qu’il aura le plus de chance de nouer des contacts et de trouver d’éventuels débouchés pour sa peinture. Il loge brièvement à Veytaux (château de Chillon), puis jette son dévolu sur la petite bourgade de La Tour-de-Peilz (au bord du lac Léman) et s’installe en octobre 1873 à la Pension Bellevue (tenue par le pasteur Dulon), en compagnie de Cherubino Pata, puis, dès le printemps 1875, dans une maison au bord du lac, du nom de Bon-Port, qui devient le port d’attache des dernières années de sa vie. De là, il circule beaucoup, et les rapports que des espions (infiltrés jusque parmi la colonie des proscrits de la Commune de Paris) envoient à la police française nous renseignent sur ses nombreux contacts et ses innombrables déplacements (Genève, Fribourg, la Gruyère, Interlaken, Martigny, Loèche-les-Bains, La Chaux-de-Fonds, etc.)21. Il reçoit des encouragements de l’étranger : en 1873, invité par l’association des artistes autrichiens, il expose 34 tableaux à Vienne en marge de l’Exposition universelle ; le peintre James Whistler le contacte pour exposer des œuvres à Londres ; aux États-Unis, il a sa clientèle et il expose régulièrement à Boston depuis 1866. Plusieurs peintres du pays lui rendent visite à La Tour (Auguste Baud-Bovy, Francis Furet, François Bocion) ou présentent leurs tableaux dans les mêmes expositions (Ferdinand Hodler)22. Des marchands, comme l’ingénieur exilé Paul Pia à Genève, proposent régulièrement à la vente des œuvres du peintre franc-comtois. Il travaille simultanément pour madame Arnaud de l’Ariège dans son château des Crètes à Clarens et donne des tableaux pour des tombolas de sinistrés et d’exilés. Il réfléchit à un projet de drapeau pour le syndicat des typographes à Genève, et exécute le portrait d’un avocat lausannois, le député radical Louis Ruchonnet (futur conseiller fédéral) ; il converse avec Henri Rochefort et Madame Charles Hugo à La Tour-de-Peilz et, quelques jours après, il joue le rôle de porte-drapeau d’une société locale lors d’une fête de gymnastique à Zurich. Son œuvre n’échappe pas non plus à ce continuel va-et-vient entre une trivialité proche du kitsch et un réalisme poétique. Cette production inégale n’est pas limitée à la période d’exil, mais elle s’accentue depuis la menace qui pèse sur le peintre de devoir payer les frais exorbitants de reconstruction de la Colonne (condamnation effective par le jugement du 26 juin 1874 du tribunal civil de la Seine). Cela a incité de nombreux faussaires à profiter de la situation et, déjà du vivant de l’artiste, le marché de l’art a été envahi d’œuvres attribuées à Courbet, dont il est difficile d’apprécier l’originalité. Les circonstances (guerre et exil), les procès, l’étroitesse de l’espace culturel du pays qui accueille le peintre, l’éloignement de Paris sont autant de facteurs qui ne l’incitent guère à réaliser des œuvres de l’importance de celles des années 1850. Dans ce contexte défavorable, Courbet a la force de peindre des portraits de grande qualité (Régis Courbet père de l’artiste, Paris, Petit Palais), des paysages largement peints (Léman au coucher du soleil du musée Jenisch à Vevey et du musée des beaux-arts à Saint-Gall), quelques Château de Chillon (comme celui du musée Gustave-Courbet à Ornans). Son état de santé se dégrade dès 1876: il continue de grossir — ses ennemis le comparent volontiers à une barrique — et est très diminué par une incurable hydropisie stomacale et abdominale. Il s’attaque en 1877, en prévision de l’Exposition universelle de l’année suivante, à un Grand panorama des Alpes (The Cleveland Museum of Art) resté partiellement inachevé. Il aborde également la sculpture, les deux réalisations de ces années d’exil sont, la Dame à la mouette et Helvetia23. Par solidarité avec ses compatriotes exilés de la Commune de Paris, Courbet refusa toujours de retourner en France avant une amnistie générale. Sa volonté fut respectée, et son corps fut inhumé à La Tour-de-Peilz le 3 janvier 1878, après sa mort survenue le 31 décembre 1877. Sa dépouille a été transférée à Ornans en juin 1919.     Quelques oeuvres de Gustave Courbet :

  • La Biche morte, musée d’Orsay, Paris34,35.
  • L’Enfant et la Vierge, musée d’Oran36
  • Portrait de Régis Courbet, vers 1840, huile sur toile, 73 × 59,5 cm, collection particulière
  • L’Embouchure de la Seine, 1841, palais des beaux-arts de Lille
  • Autoportrait au chien noir, 1842, huile sur toile, 27 × 23 cm, musée de Pontarlier37
  • Portrait de Paul Ansout, 1842-1843, huile sur toile, 81 × 62,5 cm, château-musée de Dieppe38

Autoportrait dit Le Désespéré (1843-1845), collection particulière.

 

Le Château de Blonay (vers 1875), musée des beaux-arts de Budapest.

  • La Falaise d’Étretat, 1869, huile sur toile, 93 × 114 cm, Von der Heydt Museum, Wuppertal
  • Portrait de Paul Chenavard, 1869, huile sur toile, 54 × 46 cm, Lyon, musée des beaux-arts de Lyon
  • La Trombe, Etretat, v. 1869/1870, huile sur toile, 54 x 80 cm, Dijon, musée des beaux-arts de Dijon
  • La Falaise d’Étretat après l’orage, 1870, 162 ×133 cm, musée d’Orsay, Paris59
  • La Truite, (gonflée et blessée, elle est une allusion à la destinée de l’artiste), 1871, huile sur toile, 52,5 × 87 cm, Kunsthaus Zürich
  • Portrait de l’artiste à Sainte-Pélagie, vers 1872, huile sur toile, 92 × 72 cm, musée Courbet, Ornans
  • Pommes rouges au pied d’un arbre, 1871-1872, huile sur toile, 50,5 × 61,5 cm, Bayerische Staatsgemäldesammlungen, Munich
  • La Source bleue, 1872, huile sur toile – 81 x 100 cm, Statens Konstmuseer, Stockholm60Caverne des Géants de Gustave Courbet