Hélène Toussaint sème la zizanie !

1977 : Exposition à Paris et Londres.

On rebaptise donc le tableau redécouvert.
Hélène Toussaint, commissaire de l’exposition, se prête à révéler les multiples ressorts cachés de cette toile surgie de nulle part. Elle a ouvert une nouvelle ère au trop réaliste Courbet.

Voilà un nouveau Courbet qui manie le symbole et l’allégorie et s’intéresse au fantastique…

 

Le tableau s’appellera désormais : Paysage fantastique aux roches anthropomorphiques.

Quelle idée lui a traversé l’esprit ?

Pourquoi ce titre attribué en 1977 par l’historienne d’art française, spécialiste des peintres du XIXème siècle ?

Que s’est-il donc passé d’important, d’extraordinaire à travers le monde pour expliquer la raison de ce titre totalement à dix milles lieues de la réalité, puisse atterrir sur le tableau de Courbet ?

 

Hasard du calendrier cinématographique, mais en cette année 1977, le public de la planète entière découvre pour la 1ère fois à l’écran le chef d’œuvre  de George Lucas Star Wars qui est un univers fantastique.

star war

Hélène Toussaint , telle la princesse Leia, s’est sûrement laissée embarquer dans le premier volet de la trilogie aux côtés de  Dark Vador, Luke Skywalker et des Jedi. La commissaire de l’exposition du Grand Palais à Paris a-t-elle crû pouvoir retrouver l’identité du tableau dans la mémoire du droïde R2-D2 ?

Toussaint s’est  prêtée à montrer le peintre sous un jour nouveau éclairant certains aspects de son œuvre non reconnue jusque-là.

Voilà comment  Hélène Toussaint a tenté d’assassiner le tableau de Courbet avec cette théorie extraterrestre :

Courbet cède parfois à la tentation que subissent nombre de paysagistes au travers des siècles et des écoles, de conférer aux rochers et aux végétaux qui constituent leurs tableaux, l’apparence humoristique et clandestine de visages humains et de têtes d’animaux. Cette mode retrouve une faveur nouvelle en France dès le début du XIXe siècle. L’imagerie populaire s’en est largement emparée à l’époque romantique. Elle poursuit en écrivant que toute dissimulation est abandonnée. Dans ce tableau inspiré du Gour de Conches, deux têtes apparaissent sans voile et un grand nombre de figurations anthropomorphes et zoomorphes, plus de dix, les accompagnent.
On voit dans l’eau, au premier plan, un beau masque dont les yeux caves surmontent une bouche charnue. Elle y distingua un lutin au pied de la cascade qui est anamorphique.