Saillon, le refuge de Courbet

Le moment du départ est arrivé; les tribulations s’avancent, et vont finir par l’exil. Si le Tribunal, comme tout le fait croire, me condamne à 250 000 francs, c’est une manière d’en finir avec moi. Il s’agit, maintenant, de sortir adroitement de France; car, après la condamnation, c’est cinq ans de prison, ou trente ans d’exil, si je ne paye pas.

Lettre de Gustave Courbet  à son amie Lydie Joliclerc.

 

 

Courbet choisit l’exil.

Le 22 juillet, à 14 heures, il quitte son père et ses soeurs.

A 17h00, il retrouve ses amis et peu après il franchit la frontière suisse et arrive aux Verrières.

Le 23 juillet, il passe à Neuchâtel avec Lydie Joliclerc et Marcel Ordinaire.

Le Pont de Fleurier par Gustave Courbet

On le voit aux Verrières, à Fleurier, à Lausanne et à Fribourg, puis plus rien….

Silence…

Silence…

Silence…

SILENCE !

Silence…

Silence…

Silence…

Silence…

Silence…

 

De juillet 1873 à octobre 1873, il trouvera la tranquillité à Saillon, petit village valaisan entre Martigny et Sion.

Saillon, 1ère terre d’exil de Courbet

 

La Tour Bayard entre les ceps de vignes.